Mongolie : Ils sont arrivés à vélo par la Chine

Ca y est on y est !!!

Derrière la douane, une plaine immense s’offre à nous. A gauche et à droite des montagnes, au milieu la route (goudronnée s’il vous plaît), au-dessus le ciel immense et nous. On y avait goûté côté chinois mais ici c’est encore plus grand, et c’est calme !

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A l’heure où notre estomac crie famine, on passe devant des cabanes, des hommes nous font signe d’approcher. C’est notre premier jour, cette rencontre va donner le ton. On a à faire à huit gaillards, aux lèvres maquillées de rose pour se protéger du soleil disent-ils, en train de picoler de la vodka en attendant le repas. On s’intègre très vite à la fine équipe en commandant une bière de 2,3 L (étrange contenance). Les gars entonnent un chant traditionnel du genre « il est des nôtres » où nous devons chacun notre tour vider le bol de bière puis le retourner sur notre tête pour prouver notre bonne foi… Ça va, c’est plus facile que de pédaler ! A nous de chanter maintenant : au chant mongole répond le chant béarnais, une fillette de 15 ans.

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Le soir, le lieu de bivouac n’est pas difficile à trouver, la Mongolie semble être un immense terrain de camping totalement vide de touriste. Bon, ok, il y a des moustiques, mais le lieu est magique, surtout lorsque les rayons du soleil couchant viennent dorer le vert de l’herbe.

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On élabore une feuille de route, pour relever notre défi « tout vélo » : et ben on va pas faire beaucoup de pauses ! Surtout que les tours de manège gratuits en Mongolie, ça va pas manquer.
Par exemple le deuxième jour, la belle route goudronnée qui nous a accueillie se termine déjà, elle est en travaux pour la suite. Dommage. Mais un peu plus au sud, on voit passer des voitures, et elles ne dégagent pas de nuage de poussière derrière elles ! Serait-ce du goudron ? Attirés par ce confort inespéré, on coupe à travers steppe pour rejoindre l’objet de nos désirs. Errrrreur ! On s’est égaré et on a gagné une grosse dizaine de kilomètres supplémentaires sur piste évidemment.
Et la petite ville d’Altaï qu’on visait n’apparaît qu’au dernier moment.

Pause glace à Altaï

Pause glace à Altaï

Dans le Far West ?

Dans le Far West ?

Les distances sont incroyables ici, on a beaucoup de mal à les évaluer et ce qui nous semble tout plat ne l’est pas toujours. Il nous faut apprendre à pédaler en terre mongole, un peu plus compliqué que ce qu’on a expérimenté jusque-là.

Après Altaï, l’asphalte fait son retour. On savoure car on sait bien que ça va pas durer. On remonte une rivière qui débouche sur une large vallée parsemée de yourtes, des troupeaux de chèvres, brebis, chevaux et on rencontre les premiers yaks. Les mongoles s’occupent de rassembler les bêtes. Ils sont superbes dans leurs longs manteaux en tissu brillant, fermés par une ceinture colorée.
On y est !

Attention, famille nombreuse !

Attention, famille nombreuse !

Ceci est un yak

Ceci est un yak

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A droite, le costume mongole

A droite, le costume mongole

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La route goudronnée nous emmène jusqu’à la province du Gov-Altaï, entre l’Altaï et le désert de Gobi et ce jour-là, elle s’arrête net, au milieu de nulle-part : en piste les mous !
Et la piste c’est toute une histoire. Il y a la belle piste de terre lisse, bien tassée, celle dont on rêve toutes les nuits. Mais dans la vraie vie, il y a la piste caillouteuse qui nous secoue fort le bas des reins, la piste sableuse qui nous plante la roue avant d’un coup et la fameuse « tôle ondulée », pas besoin de faire un dessin. Parfois, il y en a plusieurs en parallèle, alors on fait des essais pour savoir où c’est le mieux en partant du principe de base que l’herbe est toujours plus verte dans le champ du voisin. On zigzague en somme, ce qui nous donne bien sûr l’occasion de se perdre mutuellement. Mais les bus et 4×4 transmettent bien les petits mots d’un cycliste à l’autre alors ça va.
Ça se décline en montée, en descente, sur le plat, vent de dos, de face ou de côté, avec mouches ou sans mouche, au soleil jusqu’à maintenant.
Le tout au milieu d’un paysage époustouflant, qui ne change pas pendant trois jours tellement les montagnes sont loin de nous. Parfois, un cavalier déboule de la steppe, on ne sait pas où il va ni d’où il vient. Il conduit un troupeau de chevaux fougueux, s’arrête pour nous saluer, et pas plus car il n’est pas très bavard.
Après trois jours de traversée du désert sans une habitation ni une ligne électrique, on arrive à la grande ville d’Altaï, à 2100m d’altitude. C’est là qu’on bifurque vers le Nord, l’occasion de changer un peu de paysage. Et de nouveau trois jours sans croiser grand monde, on monte et descend au milieu des collines verdoyantes, jusqu’à la ville d’Ouliastaï. 64 000 habitants d’un coup, au milieu de rien.
Pardon, l’expression « au milieu de rien » revient un peu souvent, mais c’est comme ça ici !
On fait le plein d’eau et de vivres et surtout on se paye le resto ! Parce qu’on n’en peut plus de manger du riz et des pâtes et du corned beef (sisi !) et des biscuits !
(Les mamans, le message est passé ? Moi je rêve de confit de canard et Pierre de makrouts …)

On est arrivé ce soir dans la petite ville de Tosontsengel où on a testé pour vous la douche publique (puisqu’il n’y en a pas dans les 2 hôtels de la ville), c’est top ! Et l’article va s’arrêter là parce que l’auteur est trop fatiguée… A bientôt !

9 réflexions sur “Mongolie : Ils sont arrivés à vélo par la Chine

  1. coucou les courageux,
    nous avons beaucoup d’admiration pour vous, vous vivez des moments inoubliables
    le retour sera sûrement difficile mais que de bons souvenirs
    nous avons hâte de voir votre reportage
    bon courage pour la fin
    à bientôt
    bises
    Geneviève et Jean Marie

  2. C’ETAIT DONC VRAI !!!
    Vous aviez l’intention d’y arriver ?
    Vous êtes de sacrés et courageux farceurs.
    Il faut que TOUT tienne jusqu’au bout : mollets, tendons, guidons, pivoine, ukulélé, et surtout votre courage et votre humour…
    Comment ils disent, les jeunes, maintenant? RESPECT !

  3. a y essssstttttt!!! you did it !!! you’re my heroes 😉 !!! je rêve grâce à vous de fêtes mongoles et de chevauchées fantastiques…et comme dit la mère michèle,
    RESPECT, BRAVO, VOUS DECHIREZ TOUT! j’vous embrasse, bientôt en live j’espère !! Chloé

  4. Un seul mot  » Bravo  »
    Alors, on le fête quand ce retour à l’Oppidum d’Asson ? la piste pour y arriver, ce sera de la gnognotte, non, Lucie ??
    bisous à tous les deux
    Claudie

  5. Ah! La fillette de 15 ans en Mongolie… Comme ce devait être beau! Belle idée de communiquer avec des chansons!
    Bravo, mille fois bravo, chapeau bas (pour pas répéter). C’est vraiment formidable.
    Allez les enfants, courage pour la dernière ligne droite… ça a pas l’air facile tous les jours! Je vous trouve très forts.
    Sûr, vous avez mérité le confit et autres gourmandises. Comptez-y
    Gros bisous à vous deux

  6. Bravo, vous êtes nos héros ! Et vous devez avoir des mollets d’enfer … Et une sacré descente niveau bière ! Excellent le bol sur la tête, j’ai trouvé ça très drôle. On va pas faire les malins vendredi soir devant nos pintes ! Gros bisous

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