Teheran – Vacances de vélo

Ambassade de France, de l’Ouzbékistan, de Chine, Consulat du Turkménistan, service des étrangers pour la prolongation de notre visa iranien. Il faut être le premier dans la file d’attente sinon on passe après des organismes qui viennent pour une cinquantaine de visas. On tente de soudoyer nos interlocuteurs en leur offrant des gâteaux, parfois ça marche, on réussit à gagner quelques jours de délai.

C’est l’occasion de prendre des vacances, de faire de grosses siestes et d’accompagner nos hôtes Solmaz et Mustapha dans les soirées iraniennes : l’alcool coule à flot, les voiles laissent place aux décolletés, la musique résonne toute la nuit dans les appartements et on danse jusqu’à épuisement ! On nous demande des démonstrations de danse, heureusement, le ridicule ne tue pas !

Tehran ne nous inspire pas beaucoup, c’est immense et bruyant, on préfère partir quelques jours en bus pour visiter Esfahan et Shiraz. La vie y semble plus douce, et le printemps est en avance. A Esfahan on est hébergé chez Reza qui nous présente sa famille et ses amis. Je passe entre les mains de Sohella pour une séance maquillage : Pierre et moi avons du mal à me reconnaître !

La plupart des femmes ici sont surmarquillées, aux visages souvent refaits. C’est très explicite à Teheran où on voit énormément de gens avec un pansement sur le nez, signe d’une opération récente.

Entre deux séances people, on visite une très belle église arménienne, le palais richement décoré de Chehel-Sotun, on admire les coupoles des mosquées et on se perd dans le bazar où les familles s’empressent de faire les dernières courses pour la fête de No-Rouz, la nouvelle année iranienne.

A Shiraz, on enchaîne la nuit de bus avec la visite de Persepolis, site antique vieux de 2500 ans. Puis on découvre la ville au ralenti, il va falloir qu’on finisse par dormir un peu.

Retour à Tehran pour la fête de chahar shambe souri, le dernier mercredi avant No-Rouz où des feux s’allument un peu partout dans les rues de la ville : pour se laver de ses péchers de l’année, on saute trois fois au-dessus du feu, c’est aussi simple que ça !

Nos visas en poche, on quitte la capitale en voiture, les vélos sur la galerie : Solmaz et Mustapha nous accompagne jusqu’à Na’in, sur la route de leurs vacances. On découvre avec eux le camping à l’iranienne : dans le parc de la ville, on met la tente sur le béton de préférence et on dort bien parce qu’on est en sécurité ici. Tellement bien que le lendemain matin, nos belles plaques d’immatriculation ont disparues…

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